Une psychothérapie humaniste, psycho-corporelle et psychanalytique

La psychothérapie en analyse bioénergétique est une psychothérapie psycho-corporelle et psychanalytique qui fait partie des psychothérapies humanistes. Les psychothérapies humanistes sont des psychothérapies centrées sur la personne, son vécu, et la relation qui s’établit avec le psychothérapeute.

L’analyse bioénergétique a été développée par Alexander Lowen aux U.S.A., après qu’il ait suivi une thérapie avec Wilhem Reich, ancien disciple de Freud. L’analyse bioénergétique s’appuie sur la théorie Freudienne de l’inconscient. Elle en a développé les aspects corporels et énergétiques, tant au niveau de la compréhension et du diagnostic des mécanismes psychologiques que de leur traitement.

Cette psychothérapie aborde l’humain dans son unité corps-esprit.  L’objectif est d’aider la personne à renouer avec cette unité et avec qui elle est profondément.

Afin d’avancer dans ce chemin, la psychothérapie en analyse bioénergétique vous propose de :

  • Prendre conscience de votre état de tension musculaire (le plus souvent des crispations chroniques) et repérer les sensations et les émotions qui y sont liées.
  • Analyser, c’est à dire comprendre et mettre en lien les émotions ressenties aujourd’hui avec l’histoire passée .
  • Dénouer vos crispations pour dépasser vos blocages actuels.
  • Rééquilibrer (réguler) l’état énergétique, musculaire et émotionnel.
  • Etablir une relation sécurisante pour vous avec les personnes qui vous entourent, avec tout ce que cela implique : mettre ses limites mais aussi s’ouvrir à l’autre
  • Augmenter votre capacité à vivre vos émotions pour mieux diriger votre vie.
  • Devenir plus vibrant, plus vivant, c’est à dire plus fluide dans ses mouvements énergétiques et émotionnels.

C’est avec ce cadre de référence que l’Espace en Nous vous propose de vous écouter et de vous accompagner dans le vécu de vos difficultés, qu’elles soient familiales, sexuelles, relationnelles et/ou professionnelles, qu’elles soient accompagnées de troubles somatiques (physiques) ou non.

L’approche psycho-corporelle permet de renouer avec qui nous sommes, à partir de notre corps, de nos sensations, de nos émotions et de la relation à autrui.

Cette approche vous permettra donc non seulement de mieux vous connaître, mais aussi de mobiliser vos ressources énergétiques, physiques, émotionnelles, et psychologiques dans la direction que vous aurez choisie pour vous.

Quelques questions pour aller plus loin …

Les émotions sont au centre de notre psychisme

Les émotions sont des processus corporels (physiologiques, physiques) et psychologiques centraux. Elles déterminent notre manière de percevoir les événements et d’y réagir.

Les émotions sont présentes dès notre naissance, et elles se développent suivant notre maturation biologique et les expériences de la vie.

Les mécanismes psychologiques liés aux émotions s’inscrivent dans le corps

Très tôt dans notre vie, certaines émotions s’avèrent ingérables parce qu’elles sont trop intenses, parce que nous ne nous sentons pas pris en compte par nos parents dont nous dépendons, ou parce que nous nous sentons dans une situation de danger. D’autres émotions encore deviennent inacceptables pour notre psychisme parce qu’elles sont interdites par nos parents.

Pour nous adapter à ces situations difficiles, nous retenons les impulsions et les mouvements de notre corps qui sont en lien avec ces émotions. Nous nous coupons du ressenti de ces émotions en nous dissociant de celui-ci ou en le refoulant. Cela s’opère par le blocage de notre respiration et par la contraction des muscles qui sont en lien avec ces émotions refoulées. Lorsque ces situations se répètent ou perdurent, les crispations deviennent chroniques. Il se peut même que nous ne les sentions plus.

Il arrive que le vécu émotionnel soit également traumatique en raison des graves menaces et/ou dangers intenses présents dans la situation qui est vécue. Dans ce cas, la mise à distance du vécu émotionnel est soutenue par des mécanismes de dissociation orchestrés au sein de notre cerveau : les éléments pénibles, dangereux et inintégrables sont identifiés comme tels et traités séparément des autres aspects de la vie. Ils donnent ainsi lieu à une sensibilité particulière qui peut déclencher de manière inconsciente, indépendante et extrêmement rapide des réactions vécues comme perturbatrices chaque fois qu’un élément en lien avec ceux-ci apparaît dans notre vie.
Lorsque nous sommes en difficulté, nous avons l’impression de ne pas avoir de contrôle sur nos réactions et nos émotions. Celles-ci se produisent avant même que les informations relatives à la situation soient traitées par notre cerveau « rationnel » (le cortex supérieur ou néocortex). De plus, dans le cas des situations traumatiques événement ne peut plus être analysé normalement par le cortex supérieur : celui-ci est mis hors circuit par le système émotionnel (plus précisément par l’amygdale). En effet la partie du cerveau qu’on appelle cerveau émotionnel déclenche une réaction de sauvegarde, comme lorsqu’un disjoncteur coupe le courant quand il y a sur-tension électrique.

En nous coupant de nos émotions, nous perdons le contact avec qui nous sommes

Tous ces mécanismes qui visent à nous protéger, à nous défendre, ont pour effet de nous faire perdre le contact avec qui nous sommes. Les indices de notre vie émotionnelle sont détournés, transformés. Notre manière de percevoir les événements de la vie et d’y réagir en est profondément affectée. Nous devenons étranger à la personne ou l’enfant que nous avons été, à nos aspirations. Nous perdons de la liberté dans nos choix. La régulation de nos états de tension et de nos émotions est également perturbée.

La présence du thérapeute est importante dans cette approche. Elle intervient à plusieurs niveaux. L’être humain est un « animal social ». La dimension de l’autre est capitale. Il constitue un élément d’appui pour le développement personnel, tout comme le bébé ne pourrait devenir un véritable être humain sans l’accompagnement et les soins, y compris cognitifs, sociaux et affectifs, de ses parents.
Le thérapeute est également dans ce contexte un élément permettant à la personne en psychothérapie de se différencier et de s’individuer. Être face à un « autre » nous permet de nous sentir différent de lui, de nous positionner.

La personne en psychothérapie va vivre des sensations, des sentiments, des pensées et des comportements face au psychothérapeute. Ce vécu est en rapport avec ce que ce psychothérapeute représente pour elle. Ce vécu peut constituer des répétitions de son histoire et/ou l’amener à confronter des noeuds émotionnels difficiles, qui sont donc à résoudre.

En effet, ce qui se vit en séance est très souvent en lien avec notre histoire passée. Dès notre naissance, la manière dont nous sommes accueilli par notre entourage (situation de vie, attitudes des parents, événements de la vie) marquent les relations que nous pouvons ou non établir avec nos proches (nos parents principalement) et déterminent comment notre caractère va se construire.

C’est ainsi que ce qui est vécu en psychothérapie, tant chez le psychothérapeute que chez la personne en psychothérapie, devient une mine de renseignements sur l’histoire de la personne et de son psychisme.

Le lien qui se construit avec le thérapeute tout au long de la thérapie constitue donc un levier et un apport important pour la psychothérapie et le cheminement de la personne.

En tant qu’accompagnateur le psychothérapeute offre un soutien par la connaissance qu’il a des processus psychologiques et du processus de la psychothérapie. Il apporte de la lumière afin que la personne en psychothérapie puisse avoir une compréhension d’elle-même.

Le psychothérapeute peut proposer également des outils qui vont amener la connaissance de soi, la transformation de la personne et de son vécu. Le psychothérapeute essaie de donner à la personne les éléments utiles pour opérer les choix dans sa vie, et l’accompagne dans la ou les voies choisies par elle.

La psychothérapie en analyse bioénergétique est un chemin exigeant : il demande une certaine ouverture d’esprit, il nous invite à interroger nos croyances par rapport à nous-mêmes et aux autres, mais aussi à nous laisser ressentir les choses.

Il est parfois de longue haleine : les difficultés doivent être traitées une à une, à partir de là où elles se trouvent. Nos peurs, blocages, et résistances doivent être respectés et analysés : chaque émotion, chaque état a sa raison d’être au départ, qui demande à être comprise et respectée. Il s’agit d’un véritable travail de déminage, comme dans un champ de mines.

C’est un travail délicat et minutieux : des traumatismes familiaux ou personnels ont pu « figer » notre rapport à nous-même et aux autres, et nous installer dans une dialectique d’angoisse et de survie (ressentie ou non). Dans ce cas, les blocages et les peurs constituent des morceaux plus gros, ou, pour reprendre l’image du déminage, des mines qui se révèlent parfois particulièrement bien cachées et particulièrement dangereuses.

C’est une remise en question : l’analyse de notre histoire nous permet de comprendre la manière dont nos mécanismes émotionnels se sont construits. Cela suppose de pouvoir accepter de revenir à un moment du processus psychothérapeutique sur notre passé.

Afin de garantir l’efficacité des moyens mis en oeuvre au cours de la psychothérapie, un contrat implicite ou explicite est passé entre le psychothérapeute et son client. Ce contrat met en évidence les engagements de part et d’autre afin de permettre au travail de psychothérapeutique de se dérouler dans les meilleures conditions possibles.

Voici une liste des points les plus importants abordés dans un tel contrat :

  • le rythme, la durée et le coût des séances
  • l’assiduité aux séances et les règles en cas d’absence à la séance
  • l’engagement à venir en séance dans un état non influencé par l’usage de drogues (alcool, etc.)
  • la disponibilité du psychothérapeute
  • la transparence des informations concernant l’état de santé de la personne qui vient en psychothérapie, les médicaments qu’elle prend
  • la transparence de la communication pour le psychothérapeute, particulièrement quant au processus de psychothérapie
  • la transparence de la communication pour la personne en psychothérapie quant aux difficultés qu’elle éprouve, y compris avec le psychothérapeute
  • le principe de respect et de non jugement des valeurs de la personne en psychothérapie
  • l’abstinence quant à des relations sexuelles entre le psychothérapeute et la personne en psychothérapie
  • la nécessité de ne pas entretenir une relation duelle entre le psychothérapeute et la personne en psychothérapie, c’est à dire, qu’il n’y ait pas d’autre relations du psychothérapeute avec la sphère privée ou professionnelle de la personne en psychothérapie
  • la responsabilité de chacun de ne pas se mettre en danger ou de mettre ou laisser, l’autre en danger
  • la liberté d’action et de communication pendant les séances, du moment que l’action ne présente pas de danger à la personne elle-même ou à autrui
  • la liberté de mettre fin à la psychothérapie et l’explication des modalités de clôture

Le psychothérapeute en analyse bioénergétique s’engage en outre à respecter le code de déontologie et d’éthique de sa profession, et en particulier celui de la Société Belge d’Analyse Bioénergétique (SOBAB) qui est la société regroupant les professionnels formés à l’analyse bioénergétique et autorisés à pratiquer cette forme de psychothérapie (praticiens CBTs) en Belgique.

Une commission d’éthique fonctionne au sein de la SOBAB afin de répondre aux questions de toute personne concernée par la psychothérapie en analyse bioénergétique et de traiter les plaintes éventuelles. Les questions éthiques concernant un psychothérapeute sont bien sûr traitées par des psychothérapeutes non concernés directement ou indirectement par la plainte. Les dossiers sont renvoyés à d’autres commissions, comme celle de la Fédération belge des Psychothérapeutes Humanistes centrés sur la personne et Expérientiels (FPHE), lorsque cela est nécessaire.

La psychothérapie se déroule s’adresse aux individus ou aux couples (suivant la difficulté pour laquelle vous consultez). Une séance individuelle dure environ 45 min. Une séance en couple dure environ 1 heure.

Les séances pour une psychothérapie individuelle ont lieu à raison d’une séance par semaine, sauf accord différent entre le psychothérapeute et la personne en consultation.

Au début de la psychothérapie, la personne et le psychothérapeute vérifient dans les 3 premières séances les raisons pour lesquelles ils vont débuter la psychothérapie et si le psychothérapeute convient bien à la personne.

La durée de la psychothérapie est extrêmement variable d’une personne à l’autre, suivant sa demande et les difficultés qui sont présentes. Une psychothérapie peut prendre environ 10 séances jusqu’à plusieurs années. Le plus souvent la personne s’engage sur une période d’au moins une ou deux années.

« Quelle sottise d’imaginer l’âme séparée de moi ! L’âme est le temple de la mémoire. Comment entrer dans l’âme, sinon par le sentir ? Et comment entrer dans le sentir, sinon par les portes du corps ? »

Réponse du «corps» à Luis A. dans Les sept plumes de l’aigle, Henri Gougaud, éd. du Seuil, 1995

Le psychothérapeute « analyste bioénergéticien » souhaite s’adresser à vous dans votre globalité « corps-esprit ».

Bien souvent le mal-être s’exprime dans le corps dans un langage que l’esprit ne reconnaît pas.

Le corps et/ou l’esprit en souffrent. Votre corps s’expriment en « maux », en maladie ou réactions incontrôlables, désagréables. Votre esprit ne s’y retrouve pas, car il voudrait contrôler les états d’âmes du corps et les émotions. Il voudrait ne pas « souffrir ».

Votre esprit peut aussi imposer sa souffrance, lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il désire. Vous vous sentez inexistant, seul, rejeté, amoindri, mal-aimé. Les problèmes semblent insurmontables, votre capacité d’agir tourne fou ou se bloque, vous vous sentez davantage isolé des autres. Votre corps contribue directement à toutes ces manifestations.

Apprivoiser votre corps et l’écouter avec présence et bienveillance vous réserve de belles surprises. Le corps vous apporte un vécu de base : la fondation matérielle de votre être, comme les fondations sont essentielles pour la stabilité d’une maison.

Chacun grandit en se déployant à partir de la réalité physique du corps et des choses autour de lui.

En retrouvant ce processus corporel, vous aurez accès à la régulation de vos états intérieurs et vous pourrez poursuivre la croissance de votre être.

En développant votre esprit à partir du corps et des émotions la réconciliation « corps – esprit » s’opèrera, votre cœur se développera et vous retrouverez l’unité de votre être.

C’est tout votre être, « corps et esprit », qui ressentira les changements au cours des séances psychothérapeutiques ou des ateliers psycho-corporels.

Pour cela, l’analyste bioénergéticien vous interrogera directement sur ce qui se passe dans votre corps au moment où vous lui parlez. Il vous invitera à faire le lien entre ce que vous dites, vous pensez, ce que vous ressentez, mais aussi ce que lui ressent avec vous. Le psychothérapeute vous proposera aussi des expériences corporelles et relationnelles directes, qui auront un impact direct sur vos états intérieurs, comme des exercices de respiration, de posture, ou un accompagnement et un soutien par sa présence grâce à un contact par le regard, le toucher en fonction des situations.

Des ateliers psychocorporels en cours réguliers ou en weekends vous permettent d’avancer sur des thématiques personnelles en complément d’autres psychothérapies

Des ateliers axés sur les expériences psychocorporelles comme lors des cours TRE® ou comme lors des weekends à thématique (par exemple « Le Corps Parle ! »), ou des semaines résidentielles thérapeutiques organisées avec le CIFPR. Ces ateliers ou formations sont l’occasion d’approfondir un processus en complément de la psychothérapie en Analyse Bioénergétique ou d’une autre méthode psychothérapeutique.

L’expérience en groupe permet d’aller plus loin dans les expériences, parce que le processus de travail corporel y est plus long, parce qu’il est soutenu par la présence des autres participants et parce que le groupe permet de faire émerger des enjeux qui sont moins actifs dans une psychothérapie individuelle.

Mais il est possible aussi de désirer entamer un travail psychocorporel en groupe sans sans s’être lancé dans la psychothérapie. Certaines personnes préfèrent aborder ainsi leur développement personnel, avec un investissement financier moins conséquent mais aussi une relation au psychothérapeute moins « intime » et répartie sur l’ensemble du groupe.

Découvrez l’Analyse Bioénergétique

La première séance dure 1 heure, ensuite les séances sont de 45 min

le prix de base est de 80 €

Réservez votre séance au +32 479 339 433 (Claudia Ucros)